Nous voilà de retour de notre voyage d'un peu moins de quatre semaines. Ce voyage a été très bénéfique dans le suivi de nos projets et nous a permis d'en initier de nouveaux. Nous remercions tous les fidèles à la newsletter de nous avoir suivi!
Après la dernière distribution d'affaires à donner et les adieux à tous les gens du village, nous bouclons nos six grosses valises. Les jeunes du village nous aident à descendre la piste de Ntolo à Eboné en prenant chacun une valise sur leur tête, puis ils s'arrangent pour trouver un taxi vide qui puisse tous nous accueillir. A peine arrivés à Nkongsamba, notre bus de Centrale Voyage part ; on se croirait presque en Suisse !
Nous avons passé une partie de notre temps à Douala au marché artisanal. Nous pourrons vous proposer divers articles : tissus, nappes, trousses de toilette, trousses à bic, porte-monnaies, dessous de verres, bols en bois, ouvre-lettres, etc. Nous avons usé de nos talents d'âpres négociateurs et sommes presque devenus de vrais camerounais !
Nous avons aussi pu rencontrer Cathy, une fille qui va commencer un projet dans le cadre de Crédit.com. Elle compte lancer un petit stand de bureautique avec une photocopieuse et des transferts de crédit de téléphone. Avoir un contact humain avec les bénéficiaires de nos projets est une chose très importante pour nous, nous sommes heureux d'avoir fait sa connaissance.
Nous sommes actuellement à quelques heures de notre départ... Jocanto fait le voyage à Douala pour "raccompagner ses invités" et d'autres connaissances seront également présentes pour les derniers adieux !
La semaine culturelle s'est clôturée dimanche par un concours de danse traditionnelle en début d'après-midi, d'une fête au foyer pour les enfants avec des boissons, des ballons et des bulles de savon, puis la finale du tournoi de foot, qui a malheureusement vu la défaite de l'équipe de Ntolo... et pour terminer en beauté, le foyer a été animé par une grande soirée entamée par sa majesté Joseph Etame le chef du village et les traditionnels discours qui l'accompagnent. Nous avons ensuite distribué les primes aux vainqueurs des différentes activités de la semaine, tout en recevant nous mêmes un certificat de remerciement pour l'aide au développement du village, geste qui nous a beaucoup touchés! Après ces formalités, ce sont les femmes qui sont entrées en action pour nous apporter tous les plats qu'elles avaient préparé durant la journée: ndolle, bananes plantains, macabot, bobolos, poulet, poisson frit, du riz et du pilipili! La soirée s'est poursuivie avec le traditionnel tour d'honneur qui ouvre la partie dansante de la fête, avec bien sûr, notre participation quelque peu forcée et nos sourires un peu gênés! Seule la panne d'électricité à 4 heures du matin a forcé les plus assidus danseurs à rentrer chez eux!
Une courte nuit a précédé nos adieux au village ce matin, avec ce pincement au coeur des "à bientôt" qui ne peuvent résonner en nous que dans un avenir encore flou! François, Géraldine et Jonathan restent un jour de plus au village et prendront leur vol le 12 août au soir, après deux jours passés à Douala... quant à nous, nous sommes arrivés à Douala ce soir et nous nous envolons vers Cotonou, au Bénin, demain matin!
Pascal et Laurence
La semaine culturelle, organisée par les jeunes du village, a commencé lundi avec les concours de pêche (à la ligne - où Jonathan s'est illustré en attrapant deux poissons, dégustés le soir même - et au panier) puis s'est poursuivie avec la projection d'un film sur l'immigration mercredi, une présentation de Direction N'tolo, une vente d'habits à des prix symboliques, une causerie dans le foyer avec les villageois (moment qui ressemblerait à une verrée vaudoise, à cela près que le vin blanc est ici le vin de rafia et que les enfants n'en sont pas privés) puis, vendredi matin, le marathon qui a vu s'affronter les jeunes coureurs et coureuses des environs.
Par ailleurs, les travaux du magasins avancent à grands pas; Dadou, un jeune menuisier en formation que nous connaissons bien a aménagé l'intérieur en l'équipant d'étagères, de meubles, d'un plafond et de volets, le soudeur a fixé une porte solide et nous avons peint les barreaux des fenêtres ainsi que la plaque du magasin. Ce dernier aura pour nom "La Merveille du village", choisi par Micheline, la future tenancière. Nous avons également décidé de financer la peinture à la chaux de tout le foyer; un petit échantillon de façade (celle du magasin) peinte par Pascal nous a en effet convaincu de la nécessité de couvrir le reste des murs de blanc.
Le village de Ntolo subit depuis quatre jours une coupure de l'eau courante; manière pour nous d'expérimenter les aléas du "vrai" quotidien de l'endroit. Cette situation mène aussi à des épisodes assez coquaces telles que des douches sous la pluie tropicales (seuls les blancs ont ce genre de comportements étranges, au grands rires des locaux).
Avec nos salutations humides,
toute l'équipe de Direction N'tolo.
Bonjour!!
Midi, boulangerie de Bonabéri (banlieue de Douala), le bus rempli d'enfants de N'tolo arrive enfin. Surchargés, nous partons donc en direction de la mer, que certains des enfants du village apercevront pour la première fois. A l'instant du cri du premier enfant découvrant la mer, tous les autres se figent, fascinés par l'océan et ses remous. Sur la plage, ils restent d'abord de longs moments perplexes avant de s'accrocher à nos jambes et nos bras pour se jeter dans les rouleaux. Cette petite escapade à certainement autant plu aux enfants qu'à nous, enchantés de partager ce moment sortant de l'ordinaire.
Dès notre retour à Ntolo, au plus tôt de la journée, c'est le défilé des requêtes et questions concernant l'organisation de nos diverses activités de ces prochains jours. Semaine culturelle, tournoi de foot qui rassemble les foules, même sous la pluie battante; questions administratives du magasin; visite de M. Betine, coordinateur de la salle de lecture du Lycée d'Eboné; tentative d'entretien avec une élite parisienne ressortissante du village; suivi du projet d'élevage de lapins de Petit Njoume. Ces discussions ont pour la plupart été très réjouissantes et encourageantes; nos projets se portent plutôt bien et promettent pour l'avenir!
Grand moment d'échange culturel en ce soir du 1er août puisque nous avons dégusté une fondue qui a éveillé la curiosité des enfants de FARESO, Marie-Claire et Jocanto, parmi d'autres!
Ehiné! (bonsoir)
Toute l'équipe a rejoint Pascal, arrivé sans encombre mercredi soir à Douala. Nous avons passé deux jours à Douala, avec un programme bien ficelé par Génération Action, qui nous a permis de visiter les deux derniers bénéficiaires de credit.com (Charlie au marché et Adèle avec sa call box), de discuter et de choisir les cinq nouveaux projets qui seront financés dès maintenant par ce système. C'était un plaisir pour nous d'être présents à l'annonce de ces nouvelles aux premiers intéressés et de pouvoir ainsi mettre un visage sur ces prénoms! Ces discussions nous ont aussi permis de constater les points forts comme les petits inconvénients de credit.com et de réfléchir ensemble aux améliorations. Hier soir nous avons assisté à une assemblée générale de Génération Action qui nous a permis de rencontrer tous leurs membres ainsi que de faire le bilan des projets menés en partenariat avec eux, tout comme d'évoquer les futurs réalisations! Aujourd'hui, nous avons loué un bus qui part de Nkongsamba avec à son bord 20 enfants de Ntolo ainsi que 10 accompagnants en direction de Limbe (bord de la plage), avec une halte à Douala pour nous chercher! Le rendez vous était fixé ce matin à 9h à Douala, il est actuellement 9h35 et nous venons d'apprendre que le bus vient juste de partir du village!, en comptant qu'il faut plus de 2H pour arriver à Douala! On est ensemble! Toute l'équipe de Direction Ntolo
Nangui buom ? (Bien dormi ?)
Nous vous saluons (comme on peut) en dialecte bakaka !
Notre séjour à N’tolo n’est pas de tout repos et nos journées sont bien remplies. Nous établissons des contacts toujours meilleurs avec la plupart de nos partenaires et des habitants du village bien que, comme nous le regrettions dans notre dernière newsletter, le marchandage fasse toujours partie du quotidien de nos rapports avec certains d’entre eux.
Hier matin, l’équipe de Direction N’tolo (sans Pascal qui arrivera mercredi) a découvert les plantations de FARESO, guidé par Jocanto. Il s’agit de plusieurs coins de brousse que FARESO a acquis au fil des ans et défrichés à la force du poignet et de la machette ; il est difficile de croire qu’une telle étendue a pu passer de la forêt (ce qu’on appelle la brousse ici s’apparente à une forêt tropicale bien plus dense que chez nous !) à la culture que nous avons sous nos yeux. Aujourd’hui, y poussent le manioc, l’ananas, la banane douce (la nôtre) et la banane plantain (banane légume), le macabo (racine), la papaye, le piment… Plus proche de FARESO, on trouve les élevages plus ou moins exotiques ; les lapins et la volaille, mais aussi le rat et l’aulacode (rongeur terrestre ressemblant au castor, à la marmotte ou à la loutre). Ces cultures et élevages sont une des activités principales des farésiens et de Jocanto.
En ce qui concerne Micheline, la tenancière pressentie du futur magasin de Ntolo, les choses vont assez vite et bien. Nous avons rencontré un magasinier de Nkongsamba, la ville toute proche de Ntolo, qui serait d’accord de commander la marchandise de Micheline aux grossistes et de la lui revendre à bon prix. Par ailleurs, nous projetons de le rencontrer aujourd’hui même, en compagnie de Micheline, pour négocier un stage de quelques semaines dans son établissement, afin que la principale intéressée acquière un peu d’expérience.
Le local du foyer dans lequel se trouvera le magasin sera rénové et aménagé. Après avoir couru après un technicien de la région durant toute la semaine, nous avons pu réunir tous les principaux participants à ces travaux ce matin. Il a été décidé de construire un plafond pour le magasin, tout en y mettant une porte, des barreaux aux fenêtres et des volets de protection à fermer durant la nuit. Les travaux effectués en 2007 dans ce foyer montrent de sérieuses lacunes, c’est pourquoi il nous faut aujourd’hui appeler à nouveau un soudeur pour réparer la porte qui ne ferme pas (au vu de la réaction du technicien, nous avions presque l’impression d’exagérer en lui demandant de trouver un moyen pour que le porte puisse se fermer !), y placer une serrure et une barre de sécurité pour éviter des vols de la marchandise du magasin, soigner les finitions du plafond du foyer. La décision a été prise que Direction Ntolo se mettra au travail en s’emparant de pinceaux pour appliquer de la chaux sur la façade du magasin, peindre les barreaux et la porte ainsi que pour créer et décorer une petite plaque avec le nom de cette échoppe.
Le volet Crédit.com (microcrédit) de nos activités s’agite également. Petit Njoume, l’éleveur auparavant malchanceux de lapins, a vu deux de ses femelles mettre bas, de six puis huit lapereaux. Ceci présage le meilleur pour que son élevage croisse et atteigne une taille suffisante pour qu’il puisse entrer sur le marché.
De passage au village, Danger et Charles, nos deux principaux interlocuteurs de Génération Action (le groupe de jeunes ressortissants de Ntolo à Douala, partenaire dans le cadre de Crédit.com) nous ont rejoints pour une réunion très intéressante. Ils ont pu nous présenter les nouveaux dossiers de candidature qu’ils ont reçus pour le microcrédit (8 dossiers au total, deux à Ntolo et Bakakté et six à Douala). Nous avons pu, par ailleurs, discuter de l’avenir de Crédit.com et des différentes questions administratives. Nous prévoyons un séjour à Douala dès mercredi 28 juillet, durant lequel nous comptons rencontrer chaque bénéficiaire de crédit.com afin d’établir avec eux un bilan de leur réalisation.
L’autre projet qui se déroulera main dans la main avec Génération Action s’appellera Formation.com (pour varier les plaisirs). Il s’agira de mettre sur pieds une structure de bourses de formation pour encourager les jeunes à poursuivre les études. Nous avons notamment discuté du nombre d’étudiants que nous pourrions prendre en charge et du type de formation que nous voulions soutenir prioritairement. Il est ressorti de ces conversations que nous favoriserions, dans un premier temps, les étudiants et élèves en fin de cycle qui sont en passe d’abandonner pour des raisons financières, ceci pour une raison simple : il faut à tout prix éviter de jeter à l’eau tous les efforts déjà consentis par eux pour arriver à ce stade des études. Par ailleurs, ceci nous permet de ne nous engager qu’à relativement court terme (seulement les dernières années du cycle) et d’éviter de promettre des fonds qui ne sont pas garantis de notre côté pour les années suivantes.
Si la suite de nos conversations à Douala ces prochains jours s’avère fructueuse, nous pourrons démarrer l’octroi des bourses à la rentrée de septembre 2010. Nous nous réjouissons que ce projet voie le jour en notre présence !
Nous constatons chaque jour l’importance de notre présence sur place pour le suivi des projets menés sur place et ceux dont nous posons la première pierre en ce moment en compagnie de nos partenaires locaux.
Au programme des prochains jours : le début du tournoi de foot dans le cadre de la semaine culturelle, une réunion d’accueil d’éventuels nouveaux membres pour l’atelier SIDA et les derniers ajustements de la semaine culturelle qui débute le lundi 2 août et l’accueil de Pascal (dernier membre de Direction Ntolo) qui arrivera mercredi à Douala !
Direction Ntolo oyé……. oyééééééééééééééé !
Géraldine, Laurence, Jonathan et François
Edire ! (bonjour) C’est comment ?
Pour aller de Ntolo à Nkongsamba, il faut descendre la piste pendant un quart d’heure à pieds environ. Une fois arrivé à Ebone, il s’agit d’attendre, puis de happer un transport quel qu’il soit (bus, taxi brousse, moto). Après les dix minutes de trajet, on arrive au centre de la ville, constitué d’un rond-point sur la place des fêtes, où fourmillent des dizaines de personnes dans leurs activités quotidiennes (taxi-moto, enfants vendant des arachides, vendeurs de brochettes ambulants, call box…). Nous avons déambulé dans les rues de Nkongsamba, imprimant des affiches d’annonce pour la future réunion de l’atelier SIDA, redécouvrant les ruelles du marché en pente, attendant devant l’ordinateur d’un cyber café avec une connexion mettant notre patience à rude épreuve pour vous envoyer ces nouvelles… de nombreux souvenirs nous reviennent à l’esprit !
De retour au village, après des salutations obligatoires auprès des autorités locales, nous sommes descendus voir Petit Njoume, un jeune de Ntolo avec qui nous entretenons de bons contacts, après l’avoir soutenu pour son opération du pieds suite à un accident de moto puis pour son élevage de lapins qui a été l’un des trois premiers projets financés par notre système de microcrédit. Il nous a montré avec enthousiasme son élevage, ses lapines qui viennent de mettre bas, expliqué ses déboires du début et puis son soulagement une fois que nous avons débloqué en sa faveur ce que nous appelons « la caisse de secours », qui est une somme destinée à des projets initialement financés, mis en péril par faute de moyens financiers. Une discussion avec Petit, en présence de Charles et Danger, membres de Génération Action (association de jeunes camerounais qui gèrent le système sur place), nous a permis d’apprécier combien ce suivi était important et intéressant pour les bénéficiaires des projets. Nous sommes heureux de découvrir cette réalisation financée par notre microcrédit !
Une réunion avec les jeunes participant à l’organisation de la semaine culturelle était prévue en fin d’après-midi… quelle aventure ! La séance a commencé par un tour de table des responsables des différentes activités (concours de pêche, marathon, lutte et danse traditionnelles, causerie autour du feu, fête au foyer) qui nous ont relaté l’avancement de leur travail. Si leur organisation a été tout à fait satisfaisante, le débat qui a suivi nous a quelque peu refroidis : il s’est agi des primes aux vainqueurs des concours. Chaque responsable d’activité voulait pouvoir offrir la meilleure récompense à son gagnant. Au final, notre budget l’aura emporté puisque les primes demandées étaient simplement au-delà de nos moyens. Exercice de style de Queneau : après les primes, le salaire des indicateurs de route du marathon ou encore l’eau en bouteille particulièrement onéreuse des conférenciers (parmi lesquels un jeune du village et probablement un membre de Direction N’tolo).
Ce matin, nous avons rencontré Micheline, jeune d’une trentaine d’années, qui serait intéressée à être la tenancière d’un futur magasin dans les murs du foyer culturel. Encouragés par son enthousiasme, nous avons tout de même été surpris de voir qu’elle n’avait pas réfléchi à différentes questions, pourtant capitales à notre sens : comment se fera l’approvisionnement ? Que veut-elle vendre ? Quels sont les travaux qu’elle veut entreprendre dans le local ? Où peut-elle se former à la gestion ? Nous sommes arrivés à la conclusion qu’un stage dans le domaine serait une aubaine pour apprendre les ficelles du métier. Nous en discuterons aujourd’hui même si possible avec un commerçant, Diouff, que nous connaissons à Nkongsamba. Affaire à suivre.
Au programme des quelques jours qui nous attendent : une réunion avec les membres de Génération Action à N’tolo puis, la semaine prochaine, à Douala pour discuter de Crédit.com, du nouveau projet de bourses de formation et de la semaine de dépistage SIDA prévue ; suite des événements avec Micheline pour le magasin ; réunion au sujet de la semaine culturelle ; réunion autour de l’Atelier SIDA… les journées se remplissent si vite, chaque activité prenant du temps pour être menée à bien ! Nous avons parfois l’impression de n’être « que » allé à Nkongsamba de toute la journée, conscients pourtant de ne pas nous être assis une minute !
«On est ensemble ! », comme le disent ici les gens pour se quitter !
François, Jonathan, Géraldine et Laurence
Bonjour à tous !
L’arrivée de Jonathan, François et Géraldine à Douala mardi soir, a été moins chaotique au niveau de la douane, déjà par le fait que l’aéroport était moins bondé, puis grâce au sourire charmeur de Géraldine qui a simplifié les démarches administratives (la première valise ouverte pour vérification et les préservatifs qui en dépassaient ont peut-être aussi joué un rôle !).
La première étape de leur séjour a été une visite chez sa majesté le chef de Ntolo Etame Ebongue Joseph, qui habite à Douala. Il a pu nous donner son aval pour la semaine culturelle organisée à Ntolo sous son « haut patronnage » (comme ils disent ici !). Malgré le fort dépaysement du premier voyage en taxi, de la sortie de l’aéroport et de l’humidité ambiante, nous avons retrouvé Darius au téléjournal de la TSR diffusé sur TV5 dans le salon du chef ! Avant une nuit bien méritée dans une auberge, il a fallu chasser une souris de notre chambre, avec une attitude typiquement féminine des deux filles perchées sur leur lit, une caméra à la main, priant les hommes présents de bien vouloir faire fuir le rongeur !
Nous nous sommes réveillés sous la pluie habituelle à cette saison et avons littéralement pris une douche sur les 10 mètres qui nous séparaient de notre taxi ! Après un voyage sans encombre et étonnamment confortable (sauf pour le géant du groupe), le bus nous dépose à Ebone, où Jocanto avait laissé sa voiture, ce qui nous permet de nous libérer de nos nombreux bagages (164 kg environ !). C’est à pieds que nous décidons de parcourir la piste qui mène à Ntolo, émus par tous les souvenirs qui nous reviennent à l’esprit le long de ce chemin. A peine arrivés à Ntolo, nous avons été accueillis par toute la famille de FARESO et les jeunes du village… Nous avons entrepris la longue tâche de déballer nos valises : 600 préservatifs, 10 sacs poubelle de 35 litres d’habits, une centrifugeuse à fruits, des DVD, une radio, plus de 300 prospectus de prévention SIDA… Puis est venu le temps du premier repas à FARESO, mangé cette fois autour de la même table que les jeunes, et non pas seuls dans notre maison comme en 2007.
La suite de l’après-midi a été consacrée à l’atelier SIDA. Comme Laurence l’avait expliqué dans ses dernières nouvelles, les jeunes partent chaque jour à Nkongsamba pour sensibiliser la population. C’est un projet que Direction Ntolo avait décidé de financer, et il nous fallait des précisions sur leurs actions. La réunion s’est déroulée dans l’enthousiasme, autant de notre côté en voyant que depuis notre dernière venue en 2008, les jeunes et leurs activités ont évolué, autant pour les membres de l’atelier qui sont fiers d’eux et qui se sont vus rassurés par notre soutien. Nous avons parlé de leurs actions concrètes sur le terrain, des réactions des populations, des problèmes auxquels ils ont été confrontés et de leurs besoins. Il en est ressorti que ces actions répondent à une réelle demande des habitants, qui sont contents de voir des jeunes venir leur parler et qui demandent plus de renseignements, notamment au niveau de l’utilisation et du choix des préservatifs et des tests de dépistage. Nous avons émis le souhait qu’ils mettent sur pieds une structure plus permanente, avec un comité fixe, des responsables, des réunions régulières, une liste précise des membres, des conditions d’admission pour ces membres, et surtout des formations régulières et obligatoires dispensées par des médecins et infirmiers de la région, tout en ouvrant les portes de l’atelier à d’autres jeunes des villages voisins. Il a été décidé de laisser quelques jours aux jeunes pour penser à tout ce qui a été dit et une nouvelle réunion a été prévue le 27 août, après la pose d’affiche dans toute la région pour l’annoncer. Le matériel de prévention apporté sur place a été montré aux jeunes qui vont l’étudier pour décider de son utilisation. Un débat a été lancé au sujet de la distribution des préservatifs apportés, certains jeunes argumentant avec raison qu’au vu du prix des préservatifs au Cameroun dans les pharmacies (5 FCFA pièce, c’est-à-dire 1 centime suisse !), les préservatifs offerts ne représentaient pas une aide véritable mais bien un soutien symbolique, le réel point important restant la sensibilisation qui permettra, si elle est bien menée, de pousser la population à dépenser ces 5 CFA ! La fin de la réunion a été plus tendue, car il a été question du salaire payé aux jeunes qui partaient sur le terrain. En effet, des chiffres avaient été articulés sans notre accord ni notre connaissance, et nous constatons aujourd’hui que nous ne pouvons pas leur offrir ce qu’ils demandent, en plus de leur financer leur repas de midi et leur transport. La réunion a été filmée et vous pourrez mieux comprendre ce qui s’y est dit !
Après la réunion, il a encore fallu négocier avec les jeunes d’Ekohok, le village voisin, pour le défrichage du terrain de football. En effet, il y a 3 ans lors de notre dernière venue le prix était de 10'000 CFA (25 CHF), avant hier ils ont demandé 20'000 CFA, et hier la somme est passée à 22'000 CFA pour six personnes. Après de longues et pénibles négociations, nous nous sommes entendus à 21'000 CFA.
Fatigués, c’est vers 19h que nous avons retrouvé notre maison, avec une impression mitigée : celle que tous nos rapports avec gens depuis quelques jours tournent autour de l’argent, que tout doit se négocier, se gagner et être discuté. Ce n’est pas ce que nous sommes venus chercher mais nous continuerons à nous battre pour ces négociations, même si cela revient à discuter pour quelques francs suisses seulement, car c’est notre crédibilité et le sérieux de notre association qui est en jeu.
Au programme du jour : salutations des autorités locales, courses à Nkongsamba, visite du clapier de Petit (un projet financé par notre système de microcrédit), réunion pour finaliser les activités de semaine culturelle, organisation et location d’un bus pour emmener les enfants à la mer la semaine prochaine, prévision d’une rencontre avec le responsable de la salle des manuels au lycée d’Ebone, organisation de la vente des habits, rencontrer un technicien qui fera des devis pour des travaux de finitions au foyer (peinture de la façade extérieur et agrandissement de la dalle de soutien).
Jonathan, François, Géraldine et Laurence
Voilà quelques jours que je suis arrivée à Ntolo, après un voyage sans problèmes, mais parsemé des surprises habituelles au Cameroun !
J’ai débarqué dans un aéroport archi bondé, dans lequel je n’étais plus qu’une parmi tant d’autres à parcourir les trois tapis roulants de Douala à la recherche de mes bagages, parmi toutes ces valises (même si je me demande encore si certains « bagages » méritaient cette appellation, tant ils s’approchaient plutôt de vagues amas de cartons et de plastique, le tout maintenu avec tant d’espoir par une maigre ficelle !). Après le stress des bagages à récupérer, le stress de devoir me frayer un passage dans la foule, le stress du choc de l’humidité ambiante, le stress de porter seule les 54 kg de mes bagages, c’est le stress de passer la douane qui est arrivé… sans complice pour m’aider dans cette tâche , j’ai opté pour la solution de la « touriste toute apeurée qui arrive pour la première fois au Cameroun et qui ne comprend rien de ce qui lui arrive »… très efficace !!
Jocanto, responsable de FARESO, est descendu depuis le village pour venir m’accueillir en personne… après une nuit à Douala, c’est le départ tant attendu pour le village de Ntolo. C’est tellement d’émotions ! Remonter cette piste à pieds, voir le toit du foyer culturel qui brille au loin, fouler cette terre, entendre les « bonjour ma fille » sur le chemin, reconnaître ces enfants qui ont tant grandi depuis ma dernière visite
. Je suis de retour à Ntolo, comme parfois même si je n’étais pas partie !
A peine arrivée à la maison, tout se bouscule un peu vite… les gens viennent me voir, chacun avec son lot de problèmes et de soucis, qu’ils viennent déposer sur mes épaules, encore un peu trop fragiles pour y faire face… Après de chaleureuses retrouvailles avec toute la famille de FARESO, je pars au bas du village pour retrouver mes amis.
A la fin de la journée, je prends enfin le temps de déballes mes nombreux sacs, de prendre un peu mes marques dans cette maison, que je dois habiter seule quelques jours. En même temps les lieux me paraissent familiers tant j’y ai construit des souvenirs, autant j’ai besoin de longues heures pour m’y sentir bien… La cohabitation avec les animaux des lieux est parfois difficile, surtout avec les souris qui adorent cette maison et qui règnent en masse, dans un chahut incroyable !
Au niveau de l’association, j’ai déjà pu mener quelques petites actions. Les jeunes de l’atelier SIDA sont très actifs : dix jeunes de l’atelier partent chaque jour dans la ville de Nkongsamba, à une dizaine de kilomètres de Ntolo, afin de sillonner les rues de 9h à 15h, tout en discutant avec les gens et les sensibilisant à différentes problématiques liées au SIDA. Je n’ai pas eu le temps encore de partir sur le terrain avec eux, c’est au programme de la semaine prochaine. C’est une activité financée par Direction Ntolo, pour les déplacements de ces jeunes, leur repas de midi sur place, leur salaire car ils mènent cette activité pendant plus d’un mois chaque jour de la semaine. Quand le reste de l’association sera arrivé, nous prendrons du temps pour discuter avec les membres de l’atelier pour imaginer créer une structure plus cadrée et organisée, avec notamment une formation plus poussée de ces jeunes.
L’arrivée du reste de notre équipe permettra aussi de bénéficier des 500 préservatifs et du matériel d’information, très utiles sur le terrain.
J’ai surtout passé du temps pour organiser la semaine culturelle. Nous avions reçu une ébauche de programme, mais qui s’est avérée être très lacunaire. Le principe était de mener chaque jour des activités sportives ou culturelles pour animer un peu la vie du village durant les congés d’été… j’ai donc convoqué les jeunes pour une petite réunion cet après-midi. Ensemble, nous avons choisi les activités entre le 2 et le 12 août : concours de danse et de lutte traditionnelle, concours de pêche, tournoi de foot, soirée autour du feu, projection d’un film au sujet de l’immigration africaine en Europe, marathon, vente d’habits, fête d’aurevoir... Ce n’est pas toujours facile de faire parler ces jeunes, habitués à suivre le mouvement et non pas à prendre des initiatives. Il faut se battre contre ce mutisme, puis contre leur refus parfois même de collaborer : il faut trouver des jeunes, payés, pour défricher le terrain de foot qui est pour l’instant impraticable, mais aucun n’accepte le salaire proposé, et il faut négocier directement… négocier encore quand ils ne se content pas de t-shirts ou autres lots pour les prix des vainqueurs des tournois, mais qu’il faut des enveloppes, avec le plus de billets possibles. Alors parfois je me heurte à ce sentiment, trop simple je sais, trop facile aussi : celui de vouloir abandonner… Mais toujours, quelque part, on trouve la force et l’énergie de repartir, de continuer, de faire, encore, de parler, de discuter, de trouver des solutions, et d’espérer, toujours espérer pour y croire encore plus.
Mais ça demande de l’énergie, et parfois elle vient à me manquer à force, et pour cela je pense que l’arrivée du reste de l’équipe sera vraiment bénéfique pour tout le monde ! Finalement, après de longues discussions, nous avons choisi d’élire un responsable pour chaque activité, chargé tout d’abord de me faire un petit budget d’ici à la prochaine réunion jeudi soir, puis d’acheter le matériel nécessaire et d’organiser l’épreuve. Je crois qu’avoir choisi un tel système, avec des responsables clairement désignés, permet aux jeunes de s’impliquer plus activement dans l’organisation! Il reste encore de nombreux détails à régler et mes espoirs reposent sur la prochaine réunion, qui nous montrera si la motivation de ces jeunes était réelle !
J’ai eu l’occasion de rencontrer Micheline, jeune femme du village qui a été choisie pour gérer le futur magasin de Ntolo. Elle m’a fait part de son enthousiasme et de son impatience pour ce projet, tout en me garantissant son sérieux. Je me réjouis que le reste de l’équipe me rejoigne pour qu’on discute plus précisément de son projet et des démarches à entreprendre. Ce matin, en descendant la piste pour partir faire mes courses à Nkongsamba, j’ai rencontré M. Betine, responsable de la salle de manuels au lycée d’Ebone ! Il est l’une des personnes que nous nous réjouissions tant de rencontrer, après tant d’échanges de lettres et de téléphones. Une fois en ville, je suis aussi partie rencontrer Charles, un des responsables de Génération Action, avec qui j’ai pu partager mon enthousiasme pour notre futur projet de bourses d’études… plusieurs membres de l’association vont monter au village dans quelques jours afin que nous puissions mener à bien les nombreuses discussions nécessaires à l’avancement de nos projets communs !
Demain, je vais d’abord partir en ville faire les photocopies des affiches pour la semaine culturelle et imprimer les invitations pour les chefs des villages voisins, avant de prendre la route pour Douala afin d’accueillir Géraldine, Jonathan et François qui vont atterrir !
A bientôt et merci à tous ceux qui suivent notre aventure en direct !
Laurence
Laurence est la première à avoir atterri au Cameroun, le samedi 17. Elle nous a transmis quelques nouvelles par téléphone. À son arrivée au village de N’tolo, elle a remarqué quelques changements autour de FARESO : une barrière a été construite et le poulailler agrandi. Au petit déjeuner, elle a pu voir un autre changement : les Farésiens ne mangent plus les baguettes amenées par un livreur, mais des beignets achetés à une femme du village, le livreur ayant arrêté son activité.
Laurence veut rencontrer aujourd’hui (lundi 19) les personnes responsables de la semaine culturelle de N’tolo qui se déroulera dans deux semaines en notre présence. Cette semaine est organisée par des personnes du village, mais c’est Direction N’tolo qui la finance. Au programme : tournoi de foot, concours de pêche, marathon, films, soirée au foyer, et beaucoup d’autres activités !
Les résultats d’examens sont sortis : tous les enfants de Jocanto ont réussi leurs examens, mais tous les élèves à qui nous offrons une aide scolaire ont échoué leur examen de fin de scolarité obligatoire (BTS).
François, Jonathan et Géraldine partent mardi 20 pour Douala. Nous vous enverrons des nouvelles de nos activités le plus régulièrement possible !
Laurence est bien arrivée à l'aéroport de Douala samedi soir, elle y a été accueillie par Jocanto. Elle sera rejoint dans quelques jours par Géraldine, Jonathan et François, puis dans un peu plus d'une semaine par Pascal.
Après ces arrivées en plusieurs étapes, nous serons tous entre Douala et N'tolo jusqu'à la mi août. Vous retrouverez des nouvelles de notre séjour sur ce site durant le prochain mois et nous vous invitons à lire le numéro spécial de notre journal pour plus d'informations sur nos activités sur place!
Nous avons décidé, pour la rentrée de septembre 2010, d'ouvrir la salle de lecture les mercredis après-midi et les samedis matin (en plus des autres jours), dans l'espoir que cet horaire convienne mieux aux élèves. Un questionnaire a été élaboré et distribué dans les classes pour que nous comprenions mieux ce qui freine les élèves à consulter les manuels.
En ce qui concerne la correspondance avec le gymnase de Nyon, il a été décidé que l'échange se ferait dorénavant par e-mail, car la récolte des lettres et leur envoi est trop long.
Nous souhaitons beaucoup de courage aux élèves d'Eboné, qui sont actuellement en train de "composer" leurs examens blancs!
Plus de détails sur la salle au lycée d'Ebone
Photos de cette nouvelle salle
Du 15 au 20 mars 2010, dix membres de l’atelier sont partis à N’kongsamba lors des jeux de la FENASCO (Fédération Nationale des Sports Scolaires) pour mener des activités de sensibilisation. Cette participation avait un coût important. D’une part, il fallait assurer l’hébergement et les repas de ces dix membres, tout en achetant du nouveau matériel de sensibilisation (casquettes, t-shirts, préservatifs…). Nous avons été marqués par le sérieux et l’enthousiasme qui se dégageaient du dossier de demande de financement des jeunes des l’atelier. C’est ainsi que nous avons donné notre accord au financement de leur action, à la hauteur de 570 CHF.
Photos des actions de l'atelier SIDA à la FENASCO
Plus de détails sur les activités de l'atelier SIDA
Comme nous vous l'annonçions au mois de mars 2010, Direction N'tolo s'est liée avec une association française nommée FARESO France, afin de mener tous les projets à FARESO ayant trait au domaine agro-pastoral. Nous avons publié des extraits de cette interview dans notre dernier journal (n°11) et nous vous proposons ici la version intégrale.
Lire l'interview
Plus de précisions sur ce partenariat
Télécharger le dossier de présentation du projet par FARESO France
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Des extraits de cet article ont été publiés dans notre dernier journal (n°11), mais nous trouvions intéressant de vous mettre à disposition l'entier du texte de M. Betine.
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Permettre à un jeune à se former, c’est lui donner un espoir de s’en sortir, des perspectives d’avenir. C’est dans cette optique-là que nous avons décidé, en partenariat avec Génération Action, de mettre sur pied un projet de bourses d’études: l'idée est d'offrir des bourses à des jeunes ou des adultes désirant entreprendre une formation, qu'elle soit scolaire, pratique ou technique. Les objectifs généraux sont les mêmes que ceux du microcrédit : une aide à long terme visant à rendre les bénéficiaires autonomes. C'est un projet dont les bases sont actuellement en discussion avec le Cameroun et dont les détails seront réglés durant notre séjour sur place cet été. Afin d'établir ces bases, une série de questions a été envoyée à Génération Action afin qu'ils nous apportent leurs réponses et que nous mettions en commun notre vision du projet. Vous pouvez découvrir ces questions en vous rendant sur le lien ci-dessous.
Découvrir plus de détails sur le projet
Lire les questions envoyées à Génération Action
Ce numéro permet à nos membres d'être tenus au courant du déroulement de nos projets au Cameroun. Dans cette 11ème édition, vous trouverez des nouvelles de la salle de manuels à Ebone, des projets soutenus par "crédit.com", de FARESO et de nos nouveaux projets pour 2010!
Si vous désirez recevoir le journal à domicile, par la poste ou par email, contactez nous et nous nous ferons un plaisir de vous inscrire sur notre liste d'envoi!
Bonne lecture!
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Les téléphones sont l'occasion de demander des nouvelles récentes sur l'avancée du projet (en plus des rapports d'activités réguliers) et de discuter des points importants à aborder pour faire avancer le projet. Lors du dernier appel, nos principales préoccupations ont été les horaires d'ouverture de la salle de lecture et la correspondance entre les élèves camerounais et suisses. Il a également été proposé à Monsieur Betine d'écrire un article pour le journal de l'association.
Plus de détails sur la salle au lycée d'Ebone
Photos de cette nouvelle salle
Dans le cadre du partenariat qui nous lie au gymnase de Nyon, nous avons récolté des fonds utilisés pour créer une salle de consultation de manuels au lycée d'Ebone. Afin de ne pas réduire l'échange entre les élèves de Nyon et ceux d'Ebone à de simples transactions financières, nous leur avons proposé un échange de lettres.
L'annonce a d'abord été faite au lycée d'Ebone : 12 élèves se sont montés intéressés et ont écrit une première lettre pour leur futur correspondant suisse. La semaine dernière, nous avons fait lire une circulaire proposant cet échange dans toutes les classes du gymnase de Nyon. Nous avons été surpris en bien d'apprendre qu'une classe entière (19 élèves) désirait participer à ce projet. Et d'autres gymnasiens se manifesteront sans doute encore!
La correspondance fonctionnera ainsi : nous distribuerons les lettres des élèves camerounais aux élèves suisses, ceux-ci nous feront parvenir leur réponse, que nous enverrons au Cameroun via la personne de référence du lycée d'Ebone. L'envoi par poste étant très lent, environ un mois, nous pensons que l'envoi par e-mail est une meilleure solution.
Plus de détails sur la salle au lycée d'Ebone
Plus de détails sur notre partenariat avec le gymnase de Nyon
Photos de cette nouvelle salle
Photos de nos actions au gymnase de Nyon
Voici des extraits du courrier envoyé au chef du village au mois de février 2010, dans l'idée de construire un magasin dans le foyer culturel de Ntolo:
« Voulant répondre aux besoins des habitants de N’tolo, nous nous sommes rendus compte que ce magasin représente une réelle envie de la part des villageois et c’est pourquoi nous désirons aujourd’hui reprendre ce projet. Nous serions ravis de recevoir votre avis, afin de savoir si ce magasin représente toujours un réel besoin pour N’tolo et faciliterait la vie de ses habitants (…).Il faut choisir un gérant pour ce magasin. C’est spécialement sur ce point que nous aimerions solliciter votre aide. En effet, nous ne pouvons pas prendre de nous-mêmes le pouvoir de choisir une personne du village pour s’en occuper, soucieux de ne créer ni jalousie ni injustice parmi les habitants de N’tolo. C’est pourquoi nous aimerions savoir si vous avez des propositions pour choisir le gérant, que vous le fassiez vous-mêmes ou que vous désigniez quelqu’un d’autre pour le faire. Bien sûr, il faut laisser le choix à cette personne d’accepter ce rôle ou non. Pour faciliter ce choix, nous préparerons une fiche descriptive du poste et du projet, afin que la personne qui s’engage dans ce projet soit au courant de ce qui l’attend (…) Le projet ne sera complété plus précisément qu’une fois un gérant désigné. En effet, nous ne voulons imposer aucune décision, et c’est pourquoi nous attendons que cette personne soit choisie pour établir avec elle les devis de l’aménagement de la salle, décider des points concernant l’approvisionnement, les frais de location et tous les autres détails.
Après notre tout premier voyage à N'tolo en décembre 2007, ainsi qu'un second séjour en 2008 par l'une de nos membres, c'était avec une grande impatience que nous attendions le moment de retourner sur place! Nous sentons l'utilité d'un voyage cet été, afin de discuter avec nos différents partenaires du bilan des projets en cours, ainsi que des plans pour les projets d'avenir! De plus, nous avons noué des relations fortes avec des gens qu'il nous tarde de revoir. Les dates n'ont pas encore été fixées, mais nous pensons partir au mois de juillet pour plusieurs semaines. Le programme sera chargé, avec la rencontre avec nos partenaires, avec les jeunes actuels et anciens de FARESO, les habitants de N'tolo, des activités de l'atelier SIDA, une semaine culture et une fête au foyer!
Photos du voyage en décembre 2007
Photos du voyage en été 2008
Ce partenariat a pour but d'améliorer les infrastructures à disposition de FARESO au niveau des cultures et des élevages d'animaux, leur permettant ainsi de dispenser une meilleure formation adéquate aux jeunes. De plus, ces projets permettent à FARESO de dégager des revenus, acquérant ainsi une autonomie financière capitale au fonctionnement d'une telle structure.
FARESO France est une association française qui vient en aide à FARESO depuis plusieurs années, justement dans des projets d'élevage et de cultures grâce à l'expérience dans cs domaines de ses membres, mais possédant moins de moyens que Direction N'tolo. Nous y voyons un partenariat prometteur: nous finançons des projets menés par cette association, convaincus du sérieux, de l'expérience et de l'enthousiasme de ses membres, bénéficiant ainsi de leurs connaissances dans le domaine agro-pastoral que nous ne possédons pas, ce qui nous permet d'apporter ainsi une aide complète à FARESO. Ainsi, nous nous sommes mis d'accord avec cette association pour que Direction N'tolo gère les projets ayant trait plutôt à l'aspect social de FARESO, tandis qu'ils s'occuperont, via notre aide financière, du domaine agro-pastoral. Nous voyons dans ce partenariat des espoirs très prometteurs!
Suite à la réception d'un dossier de présentation très complet envoyé par FARESO France, Direction N'tolo s'est engagée à verser 3'750 francs suisses à FARESO France pour financer la 1ère année du projet. Vous pouvez découvrir plus de précisions sur la destinations de cette somme en lisant le dossier de présentation envoyé par FARESO France ou en allant sur cette page . Coralie et Willy Goll, responsables de FARESO France sont actuellement à N'tolo, ce qui va permettre un lancement idéal pour ce projet. Nous vous tiendrons bien entendu informés de l'avancée du projet.
Télécharger le dossier de présentation du projet par FARESO France
Plus de précisions sur ce partenariat
Les membres de l’atelier avaient récemment contacté les responsables de l’événement afin de savoir s’il était possible d’associer des actions de sensibilisation SIDA à ces joutes sportives. Impressionnés par les actions de l’atelier SIDA-FARESO, les dirigeants ont accepté leur proposition. C’est ainsi que du 15 au 20 mars 2010, dix membres de l’atelier partent à N’kongsamba pour mener des activités de sensibilisation. Cette participation avait un coût important. D’une part, il fallait assurer l’hébergement et les repas de ces dix membres, tout en achetant du nouveau matériel de sensibilisation (casquettes, t-shirts, préservatifs…). Nous avons été marqués par le sérieux et l’enthousiasme qui se dégageaient du dossier de demande de financement des jeunes des l’atelier. C’est ainsi que nous avons donné notre accord au financement de leur action, à la hauteur de 570 CHF. Nous n’avons pas encore eu de retour sur cet événement et nous nous réjouissons de vous faire part du rapport d’activités une fois qu’il nous sera parvenu.
Photos des actions de l'atelier SIDA
Plus de détails sur les activités de l'atelier SIDA
Venez découvrir en photos les activités de l'atelier SIDA durant l'été 2009! Nous vous donnerons très vite des nouvelles de notre partenariat avec ce groupe. En attendant, retrouvez ici nos actions avec eux dans la lutte contre le SIDA.
Nous avons reçu le rapport d'activités du 30 janvier 2010, dans lequel la personne de référence d'Ebone, M. Betine, nous fait part de ses observations, de ses interrogations et de ses suggestions. Monsieur Betine est très attentif à la fréquentation des élèves inscrits à la salle de lecture, ainsi qu'à leur assiduité. Nous recevons donc des statistiques : "Au mois de janvier 2010, seize jours ont été consacrés à la lecture dans la salle conformément au planning horaire contenu dans le règlement intérieur. Les élèves n'ont exploité que dix jours, soit un taux d'assiduité mensuel de 62,5%".
Des comptes rendus précis ainsi qu'une bonne communication sont des éléments essentiels au bon fonctionnement des projets. Nous apprécions donc lorsque nos partenaires sur place effectuent cette tâche avec sérieux.
Plus de détails sur ce projet
Photos de cette nouvelle salle
Photos du lycée d'Ebone
Aujourd'hui, Direction N'tolo a envoyé 1'600 francs à Jocanto au Cameroun. Cette somme correspond au financement des petits-déjeuners de novembre 2009 à juin 2010, ainsi qu'aux cours de répétition scolaire pour les élèves de FARESO. Pour la première fois, cette somme a été versée sur un compte bancaire au Cameroun et non pas envoyée via Western Union, ce qui nous a évité d'importantes taxes d'envoi. Ainsi, nous n'avons déboursé que 2 CHF pour cet envoi!
Comme nous vous l'annoncions dans une news précédente, les membres de notre association se sont réunis le 9 février dernier pour faire le point sur les projets en cours, et imaginer ceux qui seront les nôtres durant cette année 2010. Parmi nos nouvelles idées, il faut dégager deux projets importants.
Tout d'abord, la création d'un magasin dans le village de N'tolo. Nous savons qu'une salle avait été prévue à cet effet dans le foyer culturel, et que le projet initial ayant été abandonné, cette salle est inoccupée. Nous aimerions l'aménager en finançant intégralement les travaux (sols, murs, porte, mobilier...). Puis nous trouverons une personne désirant devenir le gérant de ce commerce. Un premier courrier va être écrit au chef du village, à qui appartient le foyer, afin de solliciter son avis sur la question et de savoir s'il nous autorise à utiliser cette salle. Sa collaboration est capitale pour le bon fonctionnement de ce projet. Les travaux seront financés par plusieurs dons importants reçus durant le période des fêtes de Noël ainsi que par le sponsoring dont nous bénéficions de la part du club de tennis JoTo. Nous vous tiendrons au courant des avancées de ce projet.
Le 2ème projet concerne un système de bourse d'études. Nous sommes conscients que de nombreux jeunes ont l'envie de reprendre leurs études, mais doivent y renoncer par manque de moyens, le nombre de demandes d'aide que nous avons déjà reçues à ce sujet témoigne de ce problème récurrent! C'est ainsi que nous sommes en train d'imaginer, en partenariat avec Génération Action avec qui nous gérons aussi le micro crédit, créer un système qui permettrait aux jeunes élèves d'obtenir des bourses pour financer leurs frais d'inscription pour leurs différentes écoles ou formation. Nous avons contacté Génération Action afin d'obtenir leur vision d'un tel système, tout en ayant aussi réfléchi de notre côté. Après avoir obtenu leur réponse, nous comparerons nos deux projets afin de créer un système complet et efficace.
Depuis 2005, nous avons un espace dévoué à Direction N'tolo dans le club-house du club de tennis Joto, notre partenaire à Chavannes-de-Bogis. Différents panneaux se sont succédés afin d'informer les membres du club de nos activités. Comme vous pouvez le voir sur cette galerie de photos, les panneaux ont suivi une évolution au fil des années. Nous avons décidé cette fois de mettre à jour ces informations, en leur donnant un aspect plus formel.
Nous avons ainsi choisi un format de pages A4, accompagnées de photos de grande taille, pour mieux présenter notre association.
Photos des panneaux à Joto
Notre partenariat avec Joto
Nous sommes conscients que nous n'avons pas été très actifs depuis le mois de décembre 2009, vous pouvez le voir sur notre site qui n'a pas subi beaucoup de mises à jour! Comme vous le savez, nous sommes cinq étudiants à l'université, et ces mois d'hiver sont toujours consacrés aux révisions et aux examens, ce qui nous a empêchés de nous consacrer autant que nous l'aurions voulu à Direction N'tolo! Notre association, nous l'avons toujours dit, nous a suivis dans notre évolution depuis notre statut d'enfants jusqu'à celui de jeunes adultes actuels, et nous suit encore aujourd'hui dans les différents moments qui composent nos vies! Cette petite pause n'est pour autant pas synonyme d'une baisse de motivation de notre part. En effet, nous avons prévu une grande réunion de travail le 9 février, afin de mettre à jour l'avancée des projets et de prévoir les futures actions. Les choses vont donc bouger très prochainement!
Ce club, basé à Chavannes-de-Bogis, nous soutient depuis 2007 (plus de détails). Dès le début de l'année 2008, nous avions eu envie ensemble de donner un sens plus défini à leurs dons. Dès lors, nous avions décidé que leur soutien serait entièrement destiné au financement du projet moustiquaires (plus de détails). Le budget pour un tel projet s'élevait à 1'100 francs. Direction N'tolo avait avancé la somme afin de permettre un lancement rapide du projet, et le club nous remboursait peu à peu. La semaine dernière, le cumul de leurs dons a atteint cette somme de 1'000 francs, symbole de la réussite de notre partenariat. Nous sommes très heureux d'avoir atteint cet objectif ensemble. Nous sommes déjà en train de réfléchir avec eux à notre prochain but!
Voir la news sur le site de Joto
Voici la vidéo parue sur leur site, afin de montrer à tous les membres du club comment a été utilisé ce soutien.
Ce n'est pas la première demande de soutien personnel que nous recevons, mais celle-ci nous émeut particulièrement. Prince est un jeune volontaire, enthousiaste et ambitieux. Il désire étudier plus que tout, poursuivre sa formation en droit à l'université de Yaoundé, mais peine à récolter l'argent nécessaire à son inscription, l'achat des manuels et à ses déplacements quotidiens. Après plusieurs sollicitations qui nous avaient déjà poussé à lui verser une petite aide l'an passé, nous avons décidé d'aborder son cas avec un autre angle: lui permettre de démarrer une activité lucrative qui le dégagerait de notre aide. Ainsi, il a émis le désir de créer une "call-box", sorte de cabine téléphonique sur les bords de la route dans les villes. Les fonds pour son projet ainsi que pour l'ouverture d'un compte bancaire ont été envoyés cette semaine. Il est soumis aux mêmes conditions de remboursement que les projets financés par "crédit.com".
Découvrez plus de détails sur son projet dans notre dernier journal (n°10), à télécharger ci-dessous.
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Ce numéro permet à nos membres d'être tenus au courant du déroulement de nos projets au Cameroun. Dans cette 10ème édition, vous trouverez des nouvelles de la salle de manuels à Ebone, des projets soutenus par "crédit.com", de FARESO et d'une nouvelle aide que nous avons apportée à Prince, un jeune étudiant originaire de N'tolo. Comme nouveauté, vous trouverez également une rubrique qui comporte les principales questions qui nous sont posées au sujet de Direction N'tolo, avec les réponses que nous y avons apportées! Comme d'habitude, une réflexion et un "instant photo" terminent le journal.
Bonne lecture!
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Les table-bancs fabriqués par un menuisier de N'tolo peuvent accueillir environ 40 élèves, et les étagères supportent 115 livres (romans et manuels) et 4 dictionnaires. Monsieur Charles Valentin Betine, professeur au Lycée, est notre personne de référence sur place.
Pour l'instant, sept élèves sont inscrits et fréquentent la salle. Ceci peut paraître peu, mais selon Monsieur Betine, lorsque les évaluations approcheront, l'affluence augmentera.
Plus de détails sur ce projet
Photos de cette nouvelle salle
Photos du lycée d'Ebone
Depuis plusieurs années, nous avions dans l'idée de monter un projet de microcrédit. Ce projet a nécessité de longues heures de discussion, tant entre les membres de Direction N'tolo qu'avec l'association camerounaise Génération Action, notre partenaire dans ce projet. Vous pouvez découvrir les détails du système sur cette page.
Deux projets ont été retenus pour les débuts du système. Il s'agit d'un élevage de lapins, par un jeune de N'tolo nommé Petit Njoume (nous avions déjà aidé ce jeune, voir cette page pour plus de détails), et pour Charlie d'un étale sur les marchés de Douala pour revendre des légumes.
Les photos de ces deux premiers projets
Nous vous parlons depuis maintenant près d'une année de notre projet de créer une salle de consultation de manuels dans le lycée d'Ebone, proche de N'tolo. Ce projet était né lors du voyage de Laurence à N'tolo en été 2008. Il a mis une année pour prendre forme et se concrétiser. En effet, c'est ce matin que les premiers fonds ont été envoyés pour cette salle. Cette somme, à la hauteur de 1'000 CHF, servira à l'aménagement du local et à la fabrication de bancs, de tables et d'étagères. Ce travail sera accompli par un jeune menuisier de N'tolo, ancien résidant de FARESO, encore un moyen d'apporter un soutien aux jeunes de la région!
La prochaine étape sera d'acheter les manuels pour équiper les étagères de cette salle. Nous vous tiendrons informés des prochaines étapes de ce projet.
Plus de détails sur ce projet
Jeudi 7 mai, 9 heures. Deux cents élèves attendent au bord de la piste du stade de Colovray, près de Nyon. Cette année, tout comme les deux dernières, la direction du Gymnase de Nyon a décidé de reverser les fonds levés lors de sa désormais traditionnelle course humanitaire à Direction N'tolo. Ainsi, des étudiant-e-s de première, deuxième et troisième années, tous volontaires, ont recherché de parrains et marraines et ont fait l'effort de courir du mieux qu'ils pouvaient sous le soleil de plomb de cette matinée quasi-estivale. Du grand sportif au coureur amateur, tous ont joué le jeu, sensibilisés entre autres par une projection de notre film au cours de l'année scolaire écoulée. Nous les remercions tous de leur soutien et de leurs efforts, tant dans la recherche de parrains que sur la piste! Un grand merci également à la Direction et aux profs de sport du gymnase de Nyon pour leur enthousiasme à l'égard de nos projets et leur collaboration!
Le samedi 18 avril 2009, Direction N'tolo était présente lors d'un tournoi au club de tennis JoTo à Chavannes-de-Bogis, un de ses partenaires.
L'association était chargée d'assurer les grillades, dont les bénéfices (440 CHF) lui sont revenus. Tant les joueurs que les supporters étaient au rendez-vous, certains étant plutôt là pour manger, et d'autres intéressés par nos actions.
Photos de nos actions avec le club de tennis JoTo
Nos actions en Suisse avec JoTo
C'est devant une salle bien remplie que nous avons présenté pour la deuxième fois les deux films de nos voyages au Cameroun.
L'occasion pour les personnes présentes de faire mieux connaissance avec notre groupe, notre association et nos projets. Par le biais des films bien sûr, mais aussi par la présentation que nous avons organisées au sujet de nos projets réalisés et de nos projets futurs, et par les discussions intéressantes que nous avons pu avoir autour de l'apéritif.
Deux belle journées, entre Nyon et Pully, qui nous aurons permis de tenir au courant ceux qui nous soutiennent depuis longtemps de nos dernières activités et de nos dernières idées, ainsi que de faire connaître notre association à des personnes qui ne nous connaissaient pas jusqu'alors.
Merci à tous ceux qui ont participé à ces deux après-midi!
Commandez les DVDs
Photos de cette journée
Présentation powerpoint - Projets 2008-09
Lors de voyage au Cameroun, deux films ont été tournés. Le premier lors du voyage, en décembre 2007, de tous les membres de notre association, accompagnés par notre tante. Ce film retrace notre première rencontre avec ce village, les jeunes que nous soutenons, l'inauguration du foyer culturel, que d'émotions! Le second, tourné en été 2008, par une de nos membres retournée seule à N'tolo, montre plus en détails la structure de FARESO ainsi que tous les projets réalisés sur place par Direction N'tolo: moustiquaires, atelier SIDA, foyer culturel, cultures, poulailler etc...
Rendez-vous sur cette page pour commander ces deux films, au prix de 10 CHF pièce, plus 3 CHF de frais de port.
Ce dimanche 22 mars s'est tenu notre premier après midi de projection de nos films de voyage à Nyon, à la salle de la Colombière décorée pour l'occasion aux couleurs africaines. Les deux films et la présentation de nos projets ont été projetés devant un public intéressé et réceptif.
Une deuxième séance de projection a lieu, à Pully cette fois, le dimanche 29 mars dès 15h00.
Photos de la projection à Nyon
Article dans le Journal "24 heures" sur cette manifestation
Commandez les DVDs
A l'occasion des journées de projection de nos films à Nyon et à Pully, différents articles sont parus au sujet de notre association, dont un grand article dans le journal "24 heures" du lundi 23 mars.
Vous pouvez les consulter sur notre page coupures de presse.
Pour vous tenir directement au courant des projets menés au Cameroun et de l’évolution de notre association en Suisse, nous vous proposons deux rencontres, le 22 mars à Nyon (salle de paroisse, rue de la Colombière 18) et le 29 mars à Pully (salle de paroisse de Chamblandes, C.F-Ramuz 55). Nous commencerons par projeter les images tournées lors de notre voyage en hiver 2007-08, film que les participants à notre dernier repas de soutien ont déjà vu. Nous passerons ensuite à un bref retour sur l’année 2008 et les perspectives pour 2009. Après cela, vous pourrez visionner un nouveau film, tourné par Laurence cet été, qui permet de mieux comprendre la structure de FARESO et les projets que nous soutenons sur place. Nous nous réjouissons de vous y retrouver!
Notre journal n°8 sort cette semaine, relatant l'avancement des nos projets au Cameroun. Nous y parlons notamment du projet "Crédit.com", projet de microcrédit que nous sommes en train de mettre sur pied. Vous y trouverez aussi des nouvelles du foyer culturel de N'tolo et de son utilisation, du projets moustiquaires et du lycée d'Ebone. Nous avons également écrit un petit article sur l'historique de nos récoltes de fonds depuis 1998. Comme d'habitude les traditionnelles rubriques de réflexion ("L'aide du Nord, la cause du sous-développement du Sud?") et de découverte du voyage ("La communication entre un médecin et son patient") terminent le journal.
Télécharger le journal n°8
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Nous avions commencé l’année 2008 au Cameroun, fêtant l’entrée dans la nouvelle année dans un foyer fraîchement inauguré. Un an plus tard, nous pouvons prendre la mesure des effets que ce voyage aura eu sur notre association. L’entrée dans la nouvelle année est l’occasion de considérer le chemin parcouru et les projets accomplis.
Mais c’est aussi envisager la suite, les projets à venir au Cameroun et en Suisse.
Landry, un jeune de N'tolo résidant maintenant au Niger, que vous avez pu apercevoir en train de préparer des brochettes de viande dans notre film, est actuellement en Suisse. Il est venu nous rendre visite en Suisse, avec sa copine française, qui a aussi créé une association pour aider FARESO.
Après de belles discussions avec lui autour de l'Afrique et du Cameroun, nous lui avons proposé de nous rendre à Givrins, afin de rencontrer les élèves de cette école qui ont aidé Direction N'tolo.
Photos de cette rencontre
En savoir plus sur nos actions avec l'école de Givrins
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