Club de tennis JoTo

Cadre général
Nous avons la grande chance de bénéficier de la participation généreuse à notre projet du club de tennis JoTo basé à Chavannes-de-Bogis (www.joto-tennis.ch). Les dirigeants ont accepté de verser à notre association 1fr. par cours donné dans leur club. De plus, nous bénéficions d’une place dans le hall du club pour afficher des informations concernant nos actions et notre association. Dans le cadre de ce club, en contre-partie du sponsoring dont nous bénéficions, il nous a été confié la tâche de sensibiliser les plus jeunes à la pauvreté et aux conditions de vies que connaissent des jeunes dans d’autres pays.

Les fonds récoltés dans le cadre de ce partenariat ont été utilisés pour financer le projet des moustiquaires de 2007 à 2009.

Dès 2010, un nouveau projet va démarrer avec ces fonds. Il reste encore à définir précisément!

Découvrir des photos de nos actions dans le club Joto


Marche N'tolo-Joto mai 2007
Nous avons déjà parlé de la collaboration que nous menons avec le club de tennis Joto, basé à Chavannes-de-Bogis. Les dirigeants du club ont accepté de nous soutenir en nous versant 1 fr par leçon donnée, mais en contre-partie, une mission nous a été confiée : sensibiliser les plus jeunes aux conditions de vie au Cameroun. C’est dans cette optique que nous avons organisé une marche de solidarité en mai dernier. Nous avons donné rendez-vous aux enfants désireux de participer un dimanche matin au club, à jeun. Notre but était de faire une marche d’une heure, dans les mêmes conditions que les camerounais avant notre intervention petits-déjeuneurs, c’est-à-dire le ventre vide. Quelques courageux étaient présents le dimanche, ainsi que les membres de l’association au complet. Nous avons énormément apprécié cette activité. Elle nous a permis de discuter avec les enfants et leurs parents de nos actions, de notre projets et nos idées. Nous avons remarqué que les discussions étaient plus bien aisées qu’à des repas de soutien par exemple, car nous étions en pleine nature, et pas distraits par ce qui nous entourait. Certaines discussions ou propos de jeunes nous ont marqué. Par exemple, un jeune s’est exprimé, après 40 minutes de marche : « ah et bien, je crois que je vais apprécier mon petit-déjeuner différemment, si je devais faire ça chaque matin, j’aurais de la peine ». Notre idée n’était absolument pas qu’ils marchent ainsi chaque matin, mais qu’un jour dans leur vie, ils se rendent compte de la chance et de la facilité qu’ils ont, afin de tout simplement mieux apprécier leur vie et ouvrir les yeux sur les réalités de notre monde. Cependant, le message n’est pas passé avec tous les enfants. Certains ne comprenaient pas pourquoi ils avaient dû se lever tôt un dimanche matin, et partir marcher dans les champs sans pouvoir manger. Nous sommes alors allés à leur rencontre : « -Pourquoi crois-tu être ici ? -Pour aider les pauvres -Moi je ne crois pas que c’est notre but, pas aujourd’hui. Je crois que c’est pour t’aider toi que tu es ici. -Mais, moi j’ai pas besoin d’aide ! » Nous avons tenté de leur parler, de leur expliquer ce qu’ils pouvaient retirer de cette expérience, mais ils étaient définitivement fermés. Dès lors, nous n’avons pas insisté. Nous ne pouvons pas les forcer à nous suivre ni nous écouter, nous pouvons seulement permettre à ceux qui le désirent d’ouvrir les yeux et d’apprendre. Nous sommes très satisfaits de cette journée qui s’est déroulée dans la joie et la bonne humeur. Voici ce que Jonas Svensson, co-responsable du club, a écrit concernant cette journée : « Joto Tennis a longuement parlé avec Laurence de la façon dont nous pourrions rendre les enfants du club conscients de la situation quotidienne des enfants de N’tolo au Cameroun, tout en restant très clair et en évitant de longues explications ! Nous savions que, récemment encore, quelques enfants du village de N’tolo devaient se rendre à pieds à l’école chaque jour de la semaine, parcourant ainsi une heure de marche, le ventre vide. C’est à partir de cette idée qu’une quinzaine de personnes se sont réunies un dimanche matin de mai, pour une marche d’une heure, sans n’avoir rien mangé. Nous voulions ainsi nous mettre dans leur peau, même pour une courte durée. Une discussion a pu s’engager autour du projet à N’tolo et de notre propre comportement durant cette marche. Pour nous qui connaissions un peu leur projet, il était intéressant d’entendre et de discuter avec toute l’équipe de l’association. Je suis persuadé que cette petite marche a renforcé les relations entre JoTo tennis et le projet N’tolo. Nous nous réjouissons de pouvoir à nouveau participer à de telles initiatives à l’avenir! L’objectif de la journée fut pleinement atteint, car nous avons réussi à nous mettre dans leur peau ! »


Projection du film avril 2008
Après notre retour, il est normal de partager nos découvertes avec tous ceux qui nous ont aidés et suivis. Nous nous sommes donc rendus au tennis club de Chavannes-de-Bogis un samedi matin, lors d’un tournoi junior, afin de montrer la version courte de notre film. Les joueurs présents, qui avaient entre 6 et 11 ans, se sont montrés moyennement intéressés par cette activité ! Malgré tout, ils ont regardé quelques images et bribes, et c’est le principal pour nous. Cela me permet de me rappeler à nouveau un aspect que nous ne devons pas oublier : nous ne pouvons pas imposer notre message ni notre projet. Si le cadre ne s’y prête pas, nous ne parviendrons pas à adapter notre message ni à atteindre les gens, et nos idées ne seront pas reçues. Les enfants venaient ce samedi pour jouer au tennis, et ils étaient peu disposés à regarder ce film et à s’ouvrir à cet univers. Il était donc normal qu’ils n’y prêtent qu’une attention mitigée. De plus, nous n’avions pas prévu une présentation aussi pointue qu’à l’école, car notre rôle était différent : les parents n’inscrivent pas leurs enfants à un tournoi de tennis pour qu’ils reçoivent des informations sur le Cameroun, tandis que le rôle de l’école est plus adapté à ce genre d’activités, et nous avions une place et une mission bien définies. Autant pour Givrins nous avions prêté beaucoup d’attention à la manière de faire passer notre message, d’atteindre le public en face de nous, autant ici nous savions moins quelle place occuper ou comment et à qui s’exprimer, et l’effet se fit ressentir tout de suite ! Ce fut donc une bonne occasion pour nous d’en apprendre plus sur ce genre d’activités. Même si les réactions n’étaient pas à la hauteur de ce que nous avions imaginé, nous sommes heureux d’avoir partagé nos aventures camerounaises avec ces jeunes et les quelques parents présents. Nous remercions chaleureusement les responsables du club pour leur soutien.

Discussion avec les jeunes joueurs, mai 2007
ous avons parlé avec les jeunes joueurs lors d’un tournoi afin de leur expliquer nos actions, le rôle de Joto dans notre association et la situation au Cameroun. Vu l’âge des joueurs (de 10 à 15 ans environ) nous avons tenté de faire une présentation aussi ludique que possible. Nous avons ainsi commencé par nous présenter, puis nous avons montré sur une carte où se situait le Cameroun en Afrique et où se trouvait N’Tolo. Nous leur avons ensuite fait la description d’une journée typique à FARESO en insistant sur le fait que le premier repas était pris à 16h, comme c’était le cas avant que nous leur offrions des petits-déjeuners. Puis ce fut à leur tour de nous donner les différences qu’ils remarquaient entre cette journée et la leur et, bien évidemment, l’aspect des repas fut un des premiers à être remarqué. Nous avons donc ainsi pu leur expliquer que c’est à cause de cela que nous avons commencé nos actions. Pour leur faire prendre conscience de la différence de la valeur de l’argent entre nos deux pays, nous leur avons dit qu’un petit-déjeuner en Suisse valait environ 4-5 francs. Ce fut alors à leur tour de nous donner leur idée du prix d’un petit-déjeuner au Cameroun. Nous avons eu droit à des réponses très variées : 10 francs, 50 francs, 5 centimes, 2 francs… la bonne réponse était 20 centimes. Ils avaient ensuite à nous dire ce qu’on pouvait acheter à manger en Suisse avec 20 centimes : la réponse était rien, et à part des chewing-gums ils n’ont en effet rien trouver à nous répondre ! Nous avons alors posé une pièce de 20 centimes et deux tartines par terre pour symboliser ce que coûte un petit-déjeuner sur place. Nous pensons que c’est un très bon moyen pour leur faire prendre conscience de la situation et c’est un exemple qui marque ! Les enfants ont par la suite eu l’occasion d’écrire et de poser des questions aux jeunes camerounais sur une lettre que nous allons envoyer à FARESO . Nous avons été agréablement surpris de l’enthousiasme dont ils ont faire preuve pour participer, leur attention pendant la présentation et leurs questions sur la lettre ! Le bilan de cette journée est très positif, et nous sommes ravis d’avoir pu faire cette expérience, et nous nous réjouissons de pouvoir participer à ce genre de manifestations avec des jeunes.


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